Retirer de l’argent d’un compte bancaire après un décès en toute légalité

31 décembre 2025

Un compte bancaire ne disparaît pas avec celui qui le détenait. Au contraire, il devient aussitôt un objet de vigilance, de contrôle, de procédures. Les proches, souvent pris au dépourvu, se retrouvent confrontés à un parcours administratif où chaque étape a son importance. Retirer de l’argent d’un compte après un décès n’a rien d’une démarche anodine : entre règles strictes et craintes de fraude, mieux vaut ne rien laisser au hasard.

Les démarches à effectuer pour accéder aux comptes bancaires du défunt

1. Déclaration du décès à la banque

La première initiative revient aux proches : signaler le décès auprès de la banque. Cette notification se fait généralement par courrier recommandé avec accusé de réception, accompagnée de l’acte de décès. Avec ce document, la banque modifie le statut du compte et bloque tout accès non autorisé, protégeant ainsi les avoirs du défunt.

2. Certificats nécessaires

L’accès aux fonds ne s’obtient jamais sans preuve. Plusieurs documents doivent être fournis à l’établissement bancaire :

  • Acte de décès : délivré par la mairie du lieu de décès ou du dernier domicile.
  • Certificat d’hérédité : permet de prouver la qualité d’héritier. Pour les successions simples, la mairie peut le délivrer ; si la situation est plus complexe, le notaire prend le relais.
  • Acte de notoriété : établi par un notaire, il liste l’ensemble des héritiers lorsque plusieurs ayants droit sont concernés.

3. Blocage et déblocage des comptes

Dès lors que la banque est prévenue, les comptes sont gelés. Aucun retrait, aucun virement n’est possible tant que tous les justificatifs ne sont pas réunis. Parfois, un inventaire des biens rédigé par le notaire s’ajoute à la liste des pièces demandées avant d’autoriser tout mouvement sur le compte.

4. Paiement des frais funéraires

Le règlement des obsèques ne peut pas patienter jusqu’à la fin de la succession. Si le solde du compte le permet, la banque règle directement la facture des pompes funèbres sur présentation des justificatifs et d’une autorisation de prélèvement. Cette transaction se limite strictement aux montants dus pour les obsèques.

5. Partage des fonds

Une fois les formalités achevées et le compte débloqué, le partage des sommes se fait en suivant les volontés exprimées dans le testament. À défaut, la loi fixe les règles, et le notaire veille à répartir équitablement entre héritiers. Son rôle reste central dans chaque étape.

Les conditions spécifiques pour les comptes joints et les procurations

Comptes joints : particularités et gestion

Le décès d’un des titulaires d’un compte joint n’entraîne pas toujours le gel immédiat du compte. Le co-titulaire vivant peut continuer à utiliser les fonds, sauf contestation des héritiers ou mention contraire dans le testament. Malgré cette souplesse, certaines démarches restent incontournables :

  • Notification du décès : les proches doivent informer la banque du décès.
  • Certificat de décès : à transmettre pour officialiser la situation.
  • Accord des héritiers : en cas de désaccord, la banque peut suspendre le compte jusqu’à résolution du litige.

Procurations : limitations et annulations

La disparition du titulaire met immédiatement fin à toute procuration. Le mandataire perd tout droit d’opérer sur le compte. Il appartient aux héritiers ou au notaire d’informer la banque pour acter cette annulation. Voici comment s’organise cette étape :

  • Communication de l’acte de décès : la transmission officielle à la banque enclenche la procédure.
  • Révocation des mandats : la banque procède à l’annulation automatique des procurations après réception du document.
  • Accès aux fonds : les héritiers doivent suivre le parcours classique pour débloquer les sommes du défunt.

La gestion d’un compte joint ou d’une procuration suite à un décès demande donc une attention accrue. Suivre l’ordre des démarches protège les proches et facilite la transmission dans le respect des règles.

Le paiement des frais d’obsèques et autres dépenses urgentes

Certains paiements ne peuvent attendre. Les frais d’obsèques, en particulier, nécessitent une solution rapide. Plusieurs alternatives existent pour honorer ces engagements sans devoir patienter jusqu’à la clôture de la succession.

Accès aux fonds pour les obsèques

Beaucoup d’établissements bancaires acceptent de libérer une partie des avoirs du défunt afin de régler les frais de funérailles. Voici les démarches principales à prévoir :

  • Présenter la facture des obsèques : la somme demandée doit correspondre à la facture émise par l’entreprise de pompes funèbres.
  • Fournir l’acte de décès : document indispensable à toute demande de déblocage.
  • Plafond autorisé : le montant est limité, souvent autour de 5 000 euros, mais chaque banque fixe ses propres seuils.

Dépenses urgentes

D’autres frais immédiats peuvent survenir, comme des factures médicales, des loyers impayés ou des dettes urgentes. Deux pistes sont alors envisageables :

  • Solliciter le notaire : il peut valider le règlement de certains créances prioritaires avant même la clôture de la succession.
  • Demander à la banque : sur présentation de justificatifs, la banque peut accepter de débloquer une partie des fonds pour couvrir ces dépenses exceptionnelles.

En travaillant de concert avec la banque et le notaire, les proches peuvent répondre rapidement aux urgences, tout en respectant la réglementation bancaire et les contraintes administratives.

Les droits et obligations des héritiers concernant les comptes bancaires

Au décès d’une personne, les héritiers se retrouvent face à une série de démarches, avec la gestion des comptes bancaires en première ligne. Plusieurs éléments méritent une attention particulière :

Blocage automatique des comptes

Dès que la banque est notifiée, elle bloque l’ensemble des comptes individuels. Toute opération est suspendue jusqu’à ce que la succession soit régularisée. Ce verrouillage protège les sommes déposées.

Accès aux comptes pour les héritiers

Les héritiers doivent présenter des justificatifs précis pour accéder aux fonds. Ils devront fournir :

  • Certificat d’hérédité : à obtenir auprès de la mairie ou d’un notaire, selon le contexte.
  • Acte de notoriété : document établi par le notaire, qui atteste la transmission des biens et autorise la libération des fonds.

Obligations fiscales

Au-delà des démarches bancaires, les héritiers sont tenus de respecter plusieurs exigences fiscales :

  • Déclaration de succession : à déposer auprès du fisc dans les six mois qui suivent le décès.
  • Paiement des droits de succession : calculé selon le montant transmis et le lien familial avec le défunt.

Assurer la gestion des comptes d’un défunt, c’est affronter une succession de formalités, d’exigences administratives et de règles fiscales. Anticiper, s’informer, et s’appuyer sur des professionnels compétents permet d’éviter bien des pièges. Ce parcours, parfois sinueux, dessine la voie vers la résolution d’une succession, où chaque document validé rapproche d’un nouveau départ, entre soulagement et devoir accompli.

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